Ex-professeur
      du Conservatoire de Musique de Shangai
     
de l'Académie de Musique Sacrée de Hong-Kong
     
de l'Université des Hautes Études Chinoise de
      Yang Ming Shan
à Taiwan
     
du Conservatoire Européen de Musique de Paris


A
rtiste peintre
M
édaille d'Argent de la Ville de Paris
P
résidente d'honneur de la Société pour les Recherches sur la Méthode Ancienne de Maintien de la Santé et de Longévité selon le Taoisme fondée à Pékin
M
embre du Comité d'Honneur du salon d'Art Sacré et du Salon Art et Matière fondés à Paris
C
onseiller d'honneur de l'association Han Tang de la musique chinoise ancienne fondée à Taipei
C
onseiller d'Honneur de l'Association Amicale Chine-France, Shangai-Paris
C
onseiller de la Rédaction de la revue Études Française publiée par l'université de Wu-Han

Pianiste, compositeur, peintre, présidente de l'association Tao Antique, TCHEN Gi-Vane, profondément artiste, a eu un parcours peu ordinaire. Après une existence brillante auprès de ses parents, célèbres pioniers du journalisme et fondateurs de grands quotidiens à Pékin et Nankin (1923-1924), TCHEN Gi-Vane connaît brutalement le chemin de l'exil. Quand la guerre sino-japonaise éclate en 1937, sa famille, qui a tout perdu, se réfugie à Hong-Kong une première fois. Retournée quelques temps plus tard à Shangai avec sa mère, TCHEN Gi-Vane étudie au conservatoire de musique ; ses professeurs sont alors des Russes blancs réfugiés du célèbre Conservatoire Impérial de Russie, et son professeur de musique avec qui elle étudiera la musique atonale est un des réfugiés allemands d'origine juive de l'école de Shoenberg. En 1949, sa famille se réfugie une seconde fois à Hong-Kong où TCHEN Gi-Vane continue ses travaux de composition.

Un jour, ayant l'occasion de rencontrer à Hong-Kong la pianiste française Germaine Mounier, elle lui présente ses partitions et lui confie son désir de partir poursuivre ses études à Paris. Revenue en France, Germaine Mounier montre ces partitions à Darius  Milhaud qui réussit à lui faire obtenir un visa. Le 11 novembre 1951, TCHEN Gi-Vane débarque à Paris avec deux valises. Elle suit alors les cours de composition de Jean Rivier, qui remplace Darius Milhaud parti pour les États-Unis. L'hiver 1952, TCHEN Gi-Vane, assistant à un concert de ses oeuvres jouées par le violoniste Roland Charmy, professeur au Conservatoire de Paris et mari de Lily Laskine, rencontre un ancien officier français de la Marine Nationale en Extrème-Orient, dont elle devient la femme l'année suivante.

Désormais, son destin lié à la France par son mariage et aux événements de la Chine communiste vont l'éloigner de son pays natal. Elle ne devait revoir son père, installé à Taïwan où il avait fondé une école  de journalisme de réputation internetionale, qu'en 1969 ; quand à sa mère, décédée à Pékin en 1975, elle ne la reverra jamais, ne retournant en Chine qu'en 1983.

En France, TCHEN Gi-Vane donne plusieurs concerts, crée des ballets, enseigne la danse à la salle Pleyel puis, attirée vers d'autre disciplines artistiques, elle laisse sommeiller la
musique pour se lancer dans la peinture. En 1973, elle crée l'association du Tao Antique à Rambouillet, et elle possède aujourd'hui une profonde maîtrise du Tao, qui n'est ni une philosophie, ni une religion, ni une science, mais un art de vivre basé sur le Yin et le Yang. En 1981, TCHEN Gi-Vane tente une candidature à la présidence de la République Française ; femme originale, elle continue aujourd'hui à nous surprendre par sa personnalité aux multiples facettes.

Texte : Dominique Camus : "Le guide des maisons d'artistes et d'écrivains en région parisienne"
Photo : Laurent Son - Octobre 1998 à la Pagode-Auditorium Wan Yun Lou

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